OBSCURE CLARTE

Ou le blog en noir et blanc d'un nègre albinos

02 septembre 2009

Le tube de la rentrée.

No lie.

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22 août 2009

Mirabassi au Sunside

(FOR if i ShOuld lose u
Nor Lost neIther Affirmative)

M(erc)irabassi
Les partisans perdus
Les maîtres oubliés
Les illusions détruites
Le Sud que l'on ne peut retrouver
L'adMIRABle ASSIs
Au clavier étréci
Ouvert
Grave Ironie Orpailleur
qui VArie Ni ici NI autrefois

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04 août 2009

Freaks is back!

Misophone est le dieu des freaks!

A ma droite, découvrez la joyeuse parade des Freaks (A Ghost of right america), à ma gauche, la marche macabre des squelettes (Lost march of the dead). Arrêt obligatoire devant l’orchestre de musique juive qui vous tirera les larmes (Rest asleep), devant l’albinos de « Délivrance » et son banjo (Days of regret) et plus loin, devant la sensuelle danseuses des sept voiles (Bull horn instrumentale). Un conseil, à la fin de la visite échappez-vous de la foule, sortez de ces fortes odeurs de gras et de bêtes, oubliez les femmes à barbes et les costauds des Batignoles. Prenez de la hauteur en montant sur la colline et regardez les étoiles (Run, run, run). C’est beau un cirque qui s’endort et qui rêve.

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16 juillet 2009

Se défier de tous

Si tu savais ce que je fis
Si tu savais ce que je fus
Continuerais - tu de me voir?

Parler, ensemble
Toi moi.

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25 septembre 2008

Les Paladins, de Rameau

A Gal et El

Tu écoutes et regardes Les Paladins, de Rameau.

Tu sais qu’il y a au sein de l’orchestre deux amies qui jouent. Tu repenses au texte de Leibniz sur les petites perceptions. Tu te dis qu’elles sont là, sans que tu puisses les percevoir, tout en les percevant, vaguelettes dans l’océan de sons, de mouvements, de couleurs. 

Et, immédiatement, tu es ravi par la fantaisie de la mise en scène. L’air de la première scène, « Séjour funeste » te transporte. Ce qui te plaît : le naturel de la voix - tu en chanteras de conserve l’air.

Peu à peu, l’humour baroque, la référence aux ciels de Magritte, le jeu sur les échelles et les dimensions, qui évoque immédiatement en toi le Gulliver de Swift ou le Micromégas de Voltaire, te surprennent agréablement. 

Mais surtout, ce qui te sied, c’est le redoublement entre chant et danse : chaque chanteur trouve un double danseur, l’un voix-corps, l’autre corps-esprit, comme si le parallélisme entre le corps et l’esprit de Spinoza était repris de manière chiasmique. Dans l’opéra, le corps se fait esprit par le truchement du chant. Mais ici, réciproquement, chaque sentiment est incarné, chaque affect représenté par le corps. Ainsi la peur, incarnée chez Orcan par un break danseur aussi frêle et petit que la frousse rapetissante du geôlier. Ainsi l’amour, mimé de manière orgasmique chez le double de Nérine, et dont les effets, par contagion, se font sentir sur la chanteuse, au premier acte. Parfois, l’évocation d’un autre personnage par le chant suffit à susciter la présence du danseur-esprit qui lui correspond asymétriquement.

Ceci est - il un spectacle politically correct ? En apparence, peut-être. La présence du mixage culturel, l’émergence de la banlieue, le look United colors of Benetton des costumes semblent l’indiquer. Pourtant, il mapparaît assez clairement que tout se résout dans la scène initiale, le funeste séjour de la prison en laquelle résident Nérine et Argie. Si l’on observe bien le décor, les tours sinistres de Créteil surplombent la prison. La situation initiale souligne le caractère cellulaire de la banlieue; les codes demeurent les codes; la place qu’assigne la société à chacun est immuable. L’asservissement est la règle. Nérine reste la servante ; Anselme persiste en tant que maître ; il faut recourir à la fable de la fée pour que les choses suivent un cours différent. La dissimulation de la règle fondamentale -l’immutabilité de la hiérarchie sociale- derrière le paravent du rêve soixante-huitard - le peace ‘n love, tout le monde à poil - exprime l’avortement contemporain des idéaux. De même qu'il y a loin de Créteil à Versailles, comme le souligne, a contrario, le panneau vert de la scène première, il y a loin de la banlieue à l’avenue Montaigne. Et il faut la force du rêve pour le croire. Un rêve que la fortune, qui aime la mise en scène ultra-conservatrice, n’a pas apprécié : ce qu’elle veut, c’est la reconstitution à l’identique, la majesté de l’époque, la lenteur, la fanfreluche. 

En matière de mise en scène, il n’y a que deux positions acceptables : celle de la restitution fidèle, que dénonce Badiou dans De quoi Sarkozy est-il le nom ?, ou celle de la transposition effrénée. C’est la deuxième branche de l’alternative que Christie et Montalvo ont choisie. Leur pari est pleinement tenu. Aussi, le rythme très rapide de la musique, trop rapide peut-être, ne nuit - il pas : le baroque, c’est aussi rock. Et la référence au remix du A little less conversation d’Elvis Presley par JXS est évidente - et culte, définitivement, comme en témoigne, dans le clip, l’esthétique des trois bandes du plan final.

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12 septembre 2008

Candeur noire

elle, il

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05 septembre 2008

Oscar Peterson concertiste

Et vous, vous êtes plutôt Belle au bois dormant ou Alice au pays des merveilles?

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02 septembre 2008

L'insoumission

"Je suis un insoumis, et je veux redonner à la Marseillaise son sens intial." (BB)

Serge Gainsbourg, en 1979.

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11 août 2008

Ours polaire et belles boules de feu

Cette nuit, les étoiles ne brillent guère.

Sauf Amanda Palmer, qui, à la quatrième minute (et cinquante-deux secondes) entame une référence explicite au Great balls of fire de Jerry Lee Lewis. Le piano, comme instrument supercussif.

Blanche barbarie, dans la nuit noire:

Ours polair' boul' de feu

Eaux grises et espoir 

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10 juillet 2008

HALA est grand

Peu de groupes peuvent se targuer de reproduire en live leurs performances sonores du studio. HALA (Hercules And Love Affair), qu'on  range un peu trop facilement dans la catégorie  néo disco, montre un goût sûr pour les arrangements de (vrais) cuivres, rare prérogative à l'ère électronique, minimale du son désaffecté, et le velouté androgyne d'une voix irréelle.

On y sent, derrière la festive décadence, une sorte de nostalgie presque lyrique. A comparer, donc, avec la version Youtube, ou avec la version myspace, sous le titre  Hercules Theme

L'excellent Blogup y était. On aurait aimé y être avec lui. Aussi lui avons - nous emprunté le titre de son post. Qu'il en soit remercié.

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